SubscribeBlog

A paraître : « Les équinoxes », de Cyril Pedrosa

Après son magnifique « Portugal », Cyril Pedrosa revient à la rentrée 2015 avec « Les équinoxes » à paraître chez Dupuis.

Lu sur le magazine Case Mate n°84 (août-septembre 2015), la sortie en septembre prochain du dernier album de Cyril Pedrosa « Les équinoxes ».

L’auteur y raconte des tranches de vie de plusieurs personnages qui, à un moment donné, vont se retrouver liés les uns aux autres, dans l’espace et dans le temps.

Nous sommes tous reliés à travers l’espace et le temps, par d’innombrables connexions. Pour les décrire dans toute leur complexité, leur fragilité, il me fallait suivre beaucoup de personnages, sur une durée assez longue pour que, de coïncidences en corrélations, leur histoires isolées se rapprochent et finissent par s’articuler en une tresse cohérente.
(source : Case-Mate)

Composé de 4 « tableaux » qui sont basés sur les 4 saisons, « Les équinoxes » est basé sur un schéma coloriel bien identifié : de l’aquarelle pour l’automne, le crayon à papier pour l’hiver, les pastels secs et les crayons de couleur pour le printemps et des couleurs franches sans noir pour l’été.

Les quelques images glanées sur le net (1 2, 3, 4 et 5) promettent des ambiances tantôt vaporeuses, tantôt brûlantes… Bref, tout le savoir-faire de Cyril Pedrosa sur plus de 330 pages.

Vivement la rentrée !

Informations pratiques

  • Les équinoxes
  • Cyril Pedrosa
  • one shot
  • Dupuis (Aire Libre)
  • septembre 2015 (à paraître)

Exposition Tanino Liberatore à la galerie Glénat

La galerie Glénat à Paris accueillera du 6 au 30 mai 2015 une exposition de Tanino Liberatore.

A l’occasion de la sortie du livre « Les fleurs du mal » de Baudelaire chez Glénat, Tanino Liberatore met son talent au service du poète français.

Carton d'invitation à l'exposition de la galerie Glénat

 

Après « Les Onze Mille Verges » d’Apollinaire, le sulfureux illustrateur italien s’attaque à une nouvelle œuvre majeure de la poésie et de la littérature française. Son trait hyperréaliste, cru, et son extraordinaire talent de peintre viennent ici illustrer et transcender ce chef d’œuvre, lui conférant une modernité et une intemporalité exceptionnelles.

Les fleurs du mal de Baudelaire, illustré par Liberatore

Vingt-neuf poèmes (« L’albatros », « L’invitation au voyage », « La beauté » etc.) que le dessinateur italien va illustrer et que la galerie Glénat vous propose de découvrir en grand format pendant les 3 premières semaines du mois de Mai.

Tanino Liberatore dans son atelier parisien © photo Julia Griner

Tanino Liberatore dans son atelier parisien © photo Julia Griner

Et voici d’autres photos dans son atelier sur le Canal St Martin à Paris.

Exposition Théodore Poussin de Frank Le Gall à la Galerie Huberty Breyne

La galerie Huberty Breyne expose des aquarelles inédites de Franck Le Gall sur Théodore Poussin à Bruxelles pendant tout le mois de Mai 2015.

Cela fait des années que les fans de Franck Le Gall et de sa série emblématique « Théodore Poussin » attendent son grand retour. Et bien cela commence par une exposition à la galerie Huberty Breyne de Bruxelles du 30 avril au 31 Mai.

Vous pourrez admirer une vingtaine d’aquarelles grand format évoquant l’Orient et qui feront l’objet d’un portfolio intitulé « Les Moussons » publié aux Editions Dupuis.

Des rives de la Selengor River au port de Makassar, en passant par la côte de Trengganu, cette épopée maritime nous plonge au cœur de la Malaisie du début du XXème siècle. Une véritable invitation au rêve et à l’évasion.

Expo Théodore Poussin de Frank Le Gall à la Galerie Huberty Breyne

Et la suite, ce sera la publication tant attendue du 13ème tome de Théodore Poussin « Cocos Nucifera Island » courant 2015 dont on peut voir quelques planches / crayonnés ici.

Exposition de Hugues Micol à la Galerie Martel

Après Richard McGuire, c’est au tour de Hugues Micol d’exposer ses dessins à la galerie Martel à Paris à partir du 17 avril 2015.

Du 17 avril au 6 juin, la galerie Martel à Paris exposera des originaux de Hugues Micol (dont je vous avais déjà parlé via ma chronique sur « Le chien de Chambara »)

EDIT du 11/04/2015 : L’expo se fait à l’occasion de la publication de ses nouveaux livres « Le printemps humain » (Casterman) et « Tumultes » (Cornelius).

Les dessins qui seront exposés sont tirés de son livre « Providence », qui a été publié en 2013 chez les éditions Cornélius et dans lequel Hugues Micol a dépeint une vision très particulière de l’Amérique au travers d’une cinquantaine de planches couleur.

L’Amérique rêvée de Hugues Micol, plus proche de Starsky et Hutch que de Quentin Tarantino, fait voler les droites, les flingues et les boîtes de pizza. Les années 90 battent son plein entre chaussettes adidas et gourmettes en or, dans des chambres d’hôtel miteuses perdues au milieu de nulle part. Entre pépettes plus ou moins dénudées et mafiosi plus ou moins énervés, la vie est peut-être courte mais elle va bon train à Cool, Versailles, Jérusalem ou à Loving. (source : Cornelius)

Exposition Hugues Micol à la galerie Martel à Paris

Rendez-vous donc à partir du 17 avril à la galerie Martel (17 rue Martel, 10ème arrondissement de Paris) pour le rencontrer et admirer son travail.

Et si vous voulez en savoir un peu plus sur l’auteur et son travail, je vous invite à lire ce très bel entretien sur du9.org qui a été réalisé à l’occasion de la sortie de « Alma », un programme incluant webdoc, tablettes, expo… réalisé par Upian et avec les dessins de Hugues Micol.

A paraître : « Le Rapport de Brodeck », de Manu Larcenet d’après le livre de Philippe Claudel

Après le succès sans précédent de « Blast », Manu Larcenet prépare sa nouvelle histoire qui sera une adaptation du roman de Philippe Claudel « Le rapport de Brodeck ».

C’est l’histoire de Brodeck, un étranger qui a été déporté dans un camp mais qui est finalement revenu dans son village, et qui est chargé par ses habitants de rédiger un rapport sur la mort d’un étranger.

Voici un extrait du livre :

Je m’appelle Brodeck et je n’y suis pour rien.
Je tiens à le dire. Il faut que tout le monde le sache.
Moi je n’ai rien fait, et lorsque j’ai su ce qui venait de se passer, j’aurais aimé ne jamais en parler, ligoter ma mémoire, la tenir bien serrée dans ses liens de façon à ce qu’elle demeure tranquille comme une fouine dans une nasse de fer.
Mais les autres m’ont forcé : « Toi, tu sais écrire, m’ont-ils dit, tu as fait des études. » J’ai répondu que c’étaient de toutes petites études, des études même pas terminées d’ailleurs, et qui ne m’ont pas laissé un grand souvenir. Ils n’ont rien voulu savoir : « Tu sais écrire, tu sais les mots, et comment on les utilise, et comment aussi ils peuvent dire les choses. Ça suffira. Nous on ne sait pas faire cela. On s’embrouillerait, mais toi, tu diras, et alors ils te croiront. Et en plus, tu as la machine. »

Après la noirceur de « Blast », Larcenet nous promet un livre à priori en 2 tomes et dont la date de sortie n’est pas encore définie (aucune trace d’ailleurs sur le site de Dargaud pour l’instant)

Affaire à suivre.

Informations pratiques

  • Le rapport de Brodeck (d’après le livre de Philippe Claudel)
  • Manu Larcenet
  • 2 tomes
  • Dargaud
  • 2015 (à paraître)

A paraître : « Allende Pinochet » de Jorge Gonzalez

Jorge Gonzalez l’a annoncé sur sa page Facebook et son compte Twitter, il est en train de préparer « Allende Pinochet » qui sera publié chez Futuropolis en (octobre ?) 2015.

Après « Retour au Kosovo » qu’il a dessiné d’après l’histoire très personnelle de Gani Jakupi, l’espagnol s’attaque à un autre moment de l’Histoire qui se situera probablement autour du coup d’Etat de Septembre 1973 pendant lequel le président Salvador Allende a été renversé par le Général Pinochet.

Ce sera très certainement l’occasion pour Jorge Gonzalez d’introduire de l’intime au cœur d’un récit historique. Du bonheur à venir !

A paraître : « (Le) sens » de Marc-Antoine Mathieu

La dernière création de Marc-Antoine Mathieu est prévue pour Novembre 2014. Après avoir expérimenté une histoire sans début avec « Le Décalage », Marc-Antoine Mathieu se lance dans une histoire sans parole avec « (Le) sens ».

EDIT du 26/01/2015 : vous pouvez lire ma chronique

Note de l‘éditeur :

« Case à case, sans un mot, Marc- Antoine Mathieu raconte le voyage initiatique d’un homme. Que cherche t- il ? Où va-t-il ? Ce marcheur anonyme erre dans un univers épuré, traversé par l’esprit du labyrinthe… Temps, espace, hasard : au fil de ce récit quasi méditatif se dessine pas à pas une forme contemporaine de vanité. Un album à la croisée des arts. »

Cette note me rappelle un peu « Mémoire morte », une histoire dans laquelle Marc-Antoine Mathieu interrogeait le rôle du langage dans la perception de notre réalité. Dans « Mémoire morte », des murs s’érigeaient entre les maisons de la Cité et les habitants voyaient leurs mots et leurs paroles s’envoler et disparaître jusqu’à ce qu’ils en deviennent muets.
Avec « (Le) sens », je suis curieux de voir ce qu’il va nous raconter et comment il va le faire ! Nul doute que « Le sens » (l‘album) prendra tout son sens une fois que la lecture initiée (dans le bon sens évidemment ;-)

A l’origine, ce travail serait une commande que Marc-Antoine Mathieu a fait évoluer en un album de plus de 200 pages et au moment de sa sortie, la galerie Huberty & Breyne (ex-Petits Papiers) exposera des planches originales du 13 novembre au 14 décembre à Paris et du 27 novembre au 4 janvier 2015 à Bruxelles.

Informations pratiques

'(Le) sens' de Marc-Antoine Mathieu

  • (Le) sens
  • Marc-Antoine Mathieu
  • one shot
  • Delcourt
  • novembre 2014 (à paraître)

Alberto Breccia, 20 ans après : entretien avec José Muñoz

Dans le cadre du 20ème anniversaire de la mort d’Alberto Breccia, j’ai interviewé des auteurs de bande-dessinée et des personnes qui l’ont connu ou qui ont admiré son travail comme José Muñoz, qui a été son élève…


Crédit photo : Nicolas Guérin

Dessinateur argentin de bande dessinée, José Muñoz est né le 24 septembre 1942 à Buenos Aires. A la fin de l’école élémentaire à 12 ans, il entre à la Escuela Panamericana de Arte (l’école Panaméricaine d’Art) dans laquelle Hugo Pratt et Alberto Breccia ont été professeurs. C’est le début d’un apprentissage du dessin pour Muñoz qui a Alberto Breccia comme professeur.

Des années plus tard, Muñoz travaillera sur « L’Eternaute » dans l’atelier de Francisco Solano López, dont Breccia fera une version plus subversive en 1969 toujours avec Héctor Germán Oesterheld.

Voici la retranscription de notre entretien.

A paraître : « Retour au Kosovo » de Jorge Gonzalez et Gani Jakupi

En octobre 2014, Jorge Gonzalez et Gani Jakupi publieront le premier tome de « Retour au Kosovo » aux éditions Dupuis dans la collection Aire Libre.

Après avoir mis en images la genèse de la Terre de Feu dans l’excellent « Chère Patagonie » dont j’avais fait la chronique, Jorge Gonzalez a travaillé avec Gani Jakupi pour parler du Kosovo qui a été mis sous le projecteur des médias il y a une quinzaine d’année à cause de la guerre qui s’y est déroulée et qui a fait plus de 10 000 morts aux portes de l’Europe.

Quasiment 1 an après « El Gran Surubi » (sa dernière publication en France aux éditions Les Rêveurs), Jorge Gonzalez renoue avec les récits qui mêlent la grande Histoire, celle qu’on lit dans les livres d’école mais qui nous semble parfois loin de nous, et l’histoire de certains hommes ou de certaines familles qui nous semblent plus proches de nous et dont le destin a été frappé par des conflits de territoire ou d’identité.

Et comme le nom de l’album l’évoque, le conflit yougoslave sera au centre de l’histoire même si l’accent sera semble-t-il mis sur le retour au pays après la fin de la guerre. Et il y a fort à parier qu’avec l’exil et le retour au pays ressortiront toutes les questions identitaires et que l’on verra certainement transparaître la vision des auteurs, exilés tous les deux.

Deux hommes déracinés, deux sensibilités, et deux tomes dont le 1er est à découvrir en octobre 2014.

Informations pratiques

Retour au Kosovo, de Jorge Gonzalez et Gani Jakupi

  • Retour au Kosovo
  • Jorge Gonzalez et Gani Jakupi
  • tome 1 (sur 2)
  • Dupuis (collection Aire Libre)
  • octobre 2014 (à paraître)

Joe Sacco et « La Grande Guerre » : un témoignage entre Histoire, Art et Bande Dessinée

Pour célébrer le centenaire de la 1ère Guerre Mondiale, Joe Sacco a publié « La Grande Guerre, le 1er jour de la bataille de la Somme ». Ce livre de 24 pages, qui se plie et se déplie en accordéon sur plus de 7 mètres de long, raconte la journée du 1er juillet 1916 pendant laquelle 20 000 soldats ont été tués (dont 10 000 britanniques pendant la première heure) et plus de 40 000 ont été blessés.

Panorama historique d’une rare monstruosité, le « jour le plus sanglant pour l’armée britannique »1 décrit par Sacco ne contient ni cases ni dialogues : simplement un long plan séquence pendant lequel les soldats se préparent au combat et tombent les uns après les autres pendant cette terrible journée.

« Ce que cette fresque essaie de montrer, c’est l’ampleur de ce qui s’est passé ce jour-là. J’ai voulu donner une idée de l’ampleur du massacre, une idée des pertes et des souffrances humaines. »2

Mais au-delà de l’aspect historique, la démarche de l’auteur est intéressante aussi car elle dépasse le cadre de la bande dessinée dont elle est issue à l’origine.

Ainsi pendant tout l’été, on pourra voir cette journée reproduite de manière gigantesque dans un couloir de 130 mètres de long sur plus de 4 mètres de haut à la station Montparnasse-Bienvenue à Paris !


(source photo)

Agrandie ainsi, on est littéralement plongé en plein milieu du champ de bataille : les personnages prennent vie et on peut voir une multitude de scènes dans lesquelles chaque détail compte, un peu comme dans les tableaux de Brueghel ou Jérôme Bosch. Au milieu du massacre qui se joue devant nous, on perçoit le drame humain dans toute sa dimension, à la fois individuelle et collective.

Avec une telle mise en scène, cette fresque de papier prend une toute autre dimension, une dimension artistique qui pourrait bien élever cette histoire au rang des bandes dessinées qui donnent toute leurs lettres de noblesse au 9ème Art.

The Great War by Joe Sacco from WW Norton on Vimeo.


  • 1 Comme il se fait appeler par les médias (source : Wikipedia)
  • 2 Source : Le Monde

A paraître : « Carnets du Portugal », de Cyril Pedrosa

Plus de 2 ans après la sortie de « Portugal », Cyril Pedrosa et les éditions Dupuis vont publier un carnet qui rassemble plusieurs centaines de croquis préparatoires.

J’avais déjà dit tout le bien que je pensais de Portugal, cet excellent album de Cyril Pedrosa. Cet été, (soit plus de 2 ans après sa publication), Pedrosa va publier ses croquis préparatoires sous la forme d’un carnet Moleskine.

Beaucoup de dessins seront reproduits à l’échelle initiale, quelques dessins seront réduits et il n’y aura quasiment aucune retouche dixit l’auteur dans un entretien accordé au magazine Case Mate. Du croquis au stylo bille en passant par des dessins plus aboutis à l’aquarelle, on retrouve à chaque fois une énergie, un moment ou une attitude prise sur le vif.

Cette édition (tirée à 1500 exemplaires numérotés et signés) sera très certainement un beau complément à ce magnifique album qui avait marqué l’année 2012.

Photo de Cyril Pedrosa : © PFRunner

Informations pratiques

  • : Carnets du Portugal
  • Cyril Pedrosa
  • one shot
  • Dupuis (collection « Aire Libre »)
  • été 2014 (à paraître)